En attendant de trouver quelque chose... Eiffel - En attendant la rue

Non comme un oui, aux arbres chevelus,
A tout ce qui nous lie quand la nuit remue,
A
ux astres et aux Déesses qui peuplent nos rêves,
Et quand le peuple crève...
A
tout moment la rue peut aussi dire...

Non comme un oui, aux arbres chevelus,
A toutes ces nuits qui nous lient et même si elles ont trop bu,
C'est aux astres et aux Déesses qui peuplent nos rêves,
E
t quand le peuple crève...
A
tout moment la rue peut aussi dire...



C'est dans l'air comme un chant qui s'étrangle...
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# Posté le dimanche 15 novembre 2009 08:02

Jena Lee - J'aimerais tellement (ou "comment perdre tous ses amis en trois clic", mode d'emploi xD)


Oh j'implore votre pardon à tous ! Quelle misère !
Si cela se trouve, je deviens une
ouech-ouech ! Au secours ! xD Ah quoi que non, les ouech-ouech ne savent pas ce qu'est une crevette ;)

Et non, je n'ai pas été contrainte de mettre cette horreur ici, c'est bien cela le pire... Pour ma pathétique défense (si je suis réellement défendable), je dirai que je trouve les paroles pitoyables, l'attitude de la chanteuse tout autant (d'ailleurs, je vous épargne le clip, quelle chance !), sans parler du fond sonore qu'on ne peut pas réellement nommé "musique" et en fait... j'ai bien conscience que le tout est un
gros navet!!
Mais la pauvre âme sensible que je suis s'est laissée séduire par l'insignifiant petit air de ce refrain, et oui, c'est malheureux...

Encore une fois, je vous demande pardon mes amis :D pour cette chanson qui nous correspond tellement et pour les couleurs qui vont avec ; chanson de gentille petite pouf oblige le rose et le flamboyant ^^


A présent, il va falloir trouver une belle musique pour rattraper le coup...
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# Posté le dimanche 15 novembre 2009 07:48

Nada Surf - Popular



L'avoir perdue de vue...






... Et la retrouver cette nuit
dans cette voiture
entre ses bras
sous la fureur
de baisers incandescents
de corps à découvert
un peu trop dénudés
ses mains
sa langue
et autre
chose
d'interdit





Sous un air de guitare en continue...







"Je te veux Robin..."
"Comment ça
tu me veux... ?"
"Je te veux..."

# Posté le samedi 10 octobre 2009 12:37

Modifié le samedi 10 octobre 2009 13:59

Avantasia - Carry Me Over

Elle sentait la chaleur de l'âtre à travers sa robe longue et soudain un souvenir fugace : le docteur Lecter, il y avait si longtemps, avait demandé à la sénatrice Martin si elle avait nourri sa fille au sein.
Dans le calme surnaturel qui la baignait, un miroitement se poursuivait : pendant un instant, de nombreuses fenêtres s'étaient alignées en enfilade dans son esprit et elle pu voir loin, très loin à travers son passé.
- Est-ce que votre mère vous a donné le sein, Hannibal Lecter ?
- Oui.
- Avez vous jamais eu l'impression que vous deviez y renoncer en faveur de Mischa ? Qu'on exigeait de vous de l'anbonner à votre soeur ?
une mesure de silence.
- Je n'en ai pas souvenir, Clarice. Si j'y ai renoncé, je l'ai fait de bon coeur.
Clarice Starling glissa sa main incurvée dans le décolleté, en libéra un sein dont la pointe s'érigea instantanément au contact de l'air.
- Celui là, vous n'avez pas à l'abandonner.
Sans la quitter des yeux, elle enfonça l'index, le doigt qui presse la gâchette, dans sa bouche, où un peu de vin suave réchauffait et fit perler sur sontéton une goutte de l'onctueux nectar, qui brillait comme un cabochon doré et frissonnait au rythme de sa respiration.
Il se leva souplement, vint poser un genou devant le fauteuil de Starling. A la lueur des flammes, il inclina sa tête racée sur cette ofrande corail et crème.

Hannibal, par Thomas Harris, chapitre 101.




Suivre ce beau couple à la sortie de l'Opéra ? Entendu, mais très, très discrètement...
[...]
A table, en tête à tête, le docteur Lecter et Clarice Starling ne se limitent pas à la langue natale de la jeune femme, l'anglais. Du lycée, elle a gardé des bases de français et d'espagnol, et elle a découvert qu'elle était douée d'une bonne oreille. Ils conversent volontiers en italien, dont les nuances inspirent à Clarice une surprenante sensation de liberté.
Parfois, notre couple danse pendant le dîner. Parfois, ils n'achèvent même pas leur repas.
[...]
Nous allons nous retirer maintenant, pendant qu'ils dansent sur la terrasse. Barney le sage a déjà quitté la ville, nous devons suivre son exemple. Comme elle comme pour lui, nous surprendre aurait une issue fatale.
il ne nous reste qu'à apprendre, nous aussi, et à vivre.

Hannibal, par Thomas Harris, chapitre 103.

# Posté le dimanche 23 août 2009 12:21

Courir cette nuit [...]

Courir cette nuit [...]
Ce que je vais faire est inutile.

Là, maintenant, j
'ai une envie, comme une nécessité sans borne. Et je songe, je songe. Des mots qui dansent violemment dans mon crâne : « Où tu vas ? – Courir. – Ah... et après qui... ? Sourire en face, silence de mon côté puis : – Des fantômes... »

Ce soir, j'aurais besoin d'un m
iracle.

#


Il fait nuit pâle. Tiens, il y a de la lu
mière dans le salon. Ma jalousie me fait penser au pire de suite. Non, oublie cette idée, cela vaut mieux pour toi.
Je cours. Lorsque j'ai commencé, le ciel ét
ait encore jaune et rose au dessus des arbres et des fils électriques, les lampadaires éteints. L'ombre a progressé, le noir s'est immiscé dans les rues de la ville, lestement, le temps d'un tour de quartier.
Je
cours. Cela fait déjà vingt-cinq minutes. Cette côte est trop rude, j'ai trop ralenti, ce sont de très petits pas qui martèlent le sol. Je suis distraite. Cette lumière là-bas, loin derrière moi... Je me demande ce qu'il fait...
Ma chienne gambade à mes côtés. J
e la surveille à peine, confiante et l'esprit évadé. Un regard furtif à droite, à gauche, à droite... mais... oh non...
Lui.
Non. Pire encore.
Lui et Elle. A quelques mètres, remontant la ruelle de leur lotissement.
Je lâche un petit rire nerveux, inaudible ? Je
ne sais pas, j'espère. Et j'accélère, plus vite, trop vite, parce que je ne sais pas quoi faire d'autre, que j'ai peur que mes fantômes me rattrapent, de ne savoir que dire ; je ne peux pas m'arrêter pour trop de raisons. J'en oublie même les douleurs dans mes jambes. Et je souffle bruyamment, sans ressentir la moindre fatigue. Envolées les douleurs physiques, place aux maux psychologiques. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir raconter s'ils viennent à me rejoindre ?
Je continue avec le même rythme inhabituel. J'amorce une
descente qui soulage des muscles qui, s'ils le pouvaient, m'interrogeraient sur cet effort étrangement sollicité. Longtemps, dans la nuit, je me retourne sans cesse.
J'espère qu'ils ne me suivent pas. Il ne sont pas derrière moi, je
crois. Vérifions encore. Non, je ne crois pas.
J'espère qu'ils me suivent. Po
urquoi ne sont-ils pas derrière moi ?
Et je cours. Je me pose des questions, s
ont-ils passés tout droit tout à l'heure ? Si c'est le cas, je ne le reverrai pas, sûrement. Tant mieux. Tant pis surtout... Ou peut-être ont-ils emprunté l'autre côté... si bien que...
Gagné.
Deux silhouettes émergeant de l'abîme no
ir et flottant en cadence qui progressent dans ma direction.
Les voilà dessiné
s nettement. Pour me convaincre moi-même que je suis très détendue et que ça m'amuse, je (Lui) lance :
- Mais tu le fais exprès, hein !
Il rit. Comme je m
e débats pour sembler en état normal, je fais ce que j'ai l'habitude de faire en situation critique, je joue la carte de l'humour, même si c'est inapproprié ou ridicule :
- Djuna, attaque, ils sont méchants ceux-là...
Obéissant, ma Go
lden Retriever saute gentiment après la coureuse qui lui accorde une petite caresse sans arrêter de trottiner. Il est tellement féroce mon chien, c'est pas avec ça qu'on va l'éliminer celle là... Puis la femme blonde me demande comment je vais en me croisant. Je réponds avec une gaité d'expression qui me sidère moi-même. Je n'ai même pas croiser son à Lui...
Ensuite, je continue ma cours
e. Tourmentée pour de bon.

Quarante minutes. Enfin. Record battu. J
'ai même trouvé près du stade des gens que je connais jouant à la pétanque. Je discute, m'assois, me relève, l'½il alerte, toujours à l'affut d'un retour qui serait inutile, toujours nerveuse.
- T'as vu
ton chéri courir ? me demande Valérie.
- Euh... non ! ironisé-je jo
yeusement, une façon comme une autre de me dénoncer sans réellement avouer.
De toute façon, elle avait déjà deviné depuis longtemps... J
e me trahis trop facilement, je ne sais pas mentir.
Le temps que j'a
ille boire sous les gradins, Lui et Elle repassent le long du stade. Je souffre en silence sans m'en rendre tout à fait compte. Ensuite, je regagne le petit groupe de joueurs. Je stresse et n'en fais rien paraître, mes yeux n'ont de cesse de chercher la route...
Avec des id
ées stupides derrière la tête, je jette quelques « au revoir, à demain alors ! » puisque c'est sur quoi nous nous étions entendus lors de notre conversation, et reprends le chemin de chez moi, marche, trottine, observe niaisement ma chienne jouer avec une sorte de Beagle sur la route, ne sais toujours que faire.

J'avance bêtement, droit devant. J'erre sans but.


Sans raison, je jette un ½il une nouvelle f
ois à la petite maison derrière le parking. Les lumières y sont endormies. Logique.
Et encore. Un point lumineux qui s'approche, qui s'é
tend, grossit, celui de l'espèce de casque de cette femme. Je m'arrête de courir, marche doucement, tangue même. J'ai le petit espoir crétin qu'ils mettent un terme à leur course eux aussi, que je puisse (Lui) dire bonjour de plus près. Oui, c'est débile, ce n'est pas ainsi que je voudrais qu'il me dise bonjour...
Ils suffi
saient d'y penser, les deux corps stoppent net avant le passage clouté. La femme mime une grimace douloureuse, fait deux pas, le visage crispé. Un instant, j'ai envie de balancer une plaisanterie sur le sujet, pour la dégrader devant Lui ? Je ne pense pas, mais inconsciemment, c'est une possibilité à envisager. Mais Elle boite, une crampe ? Une entorse ? Il se pourrait qu'il ait posé une main sur son épaule dénudée. Il se pourrait que mes mâchoires se soient resserrées un instant. Elle retire la lampe qu'elle portait sur le front, pose à peine son pied par terre. Les traits de sa figure blème me semblent pleurer.

Dis, est-ce que tu souffres autant que moi maintenant ?


De mon côté, je suis au milieu de la
route déserte après avoir fait traverser ma chienne, à me demander s'il faut que j'aille les voir ou pas.
Vas-y.
Non, n'y vas pas, qu'est-ce que tu dira
is, hein ?
Je rejoins donc mon trottoir sans les qu
itter des yeux. Ils ne se touchent pas ou plus. Mais il ne me regarde pas. Et le couple continue d'avancer sur le trottoir d'en face, lentement.
Inerte,
je reste sans bouger, je les regarde partir, l'esprit embrouillé. Le temps d'un moment indéfinissable, j'ai l'impression de ne pas exister, d'être le cameraman filmant une triste scène. Quand ils disparaissent de mon champ de vision, je recommence à marcher vers chez moi, en bas, très bas... reviens néanmoins en arrière, jusqu'à ce que je ne puisse réellement plus voir leur ombre sans les suivre.
Ils ont d
isparu. Il a disparu. Et c'est moi qui me sens invisible.
Quelle belle métaphore pour désigner notre re
lation en fin de compte...

#


Là, maintenant, j'ai une envie qui me parait vitale. Cependant, je sais que cela ne sert à rien d'espérer, il ne le fera pas ; il l'aurait fait, il ne le fera plus.
Je voudrais un message,
celui qui compense le fait d'avoir du faire comme si nous étions de banales connaissances. Ce n'est pas le cas, n'est-ce pas ? Si Elle savait... Mais je m'en moque, tant que tu me reviens.
Mais je ne l'aurai pas ce message. Jamais. J'ai appris avec difficultés à comprendre que tu n'étais plus celui d'avant. J'ai assidument appris, mais il m'arrive d'oublier... Les leçons trop ressassées ont parfois cet effet.
Et je maudis cette chevill
e tordue que j'accuse d'être la fautive de ce qui fera l'absence de ce texto. Tout en sachant que c'est faux.
"Tant qu'il y a
de la vie, y a de l'espoir !" Chacun sa devise. Pour ma part, je vivrais mieux sans cette p*tain d'espérance...

Je place mes
chaussures encore chaudes sur le rebord de ma fenêtre. Il m'a donné le goût de la course, a fini par m'en refiler l'amertume. Et aujourd'hui je sais que ce n'est pas fini. Que je lasserai désormais mes baskets en espérant naïvement que, même si la douleur qui s'ensuit est lancinante. Je sais aussi que, plus que jamais, il m'apparaitra partout. Cet homme là-bas, au T-shirt blanc près du corps... non, ce n'est pas sa cadence de course... Oui, peut-être, mais si c'était tout de même Lui ? Allez, cours, rattrape le.
Bienvenue en Enfer.

Je sens déjà les fantômes qui
passent et m'entrainent derrière eux contre ma volonté...

Ce s
oir, j'aurais besoin d'un miracle...

Voilà. C'était inutile m
ais voilà, j'en avais besoin...

# Posté le mardi 18 août 2009 14:36